Témoins de Jéhovah en France

Une lutte contre le christianisme authentique

A propos du prosélytisme des Témoins de Jéhovah, les opposants parlent de « manipulation mentale », et dénoncent de soi-disant « méthodes d’endoctrinement ».
Pourtant les Témoins de Jéhovah ne font rien d'autre que prêcher et enseigner la Bible à leurs prochains. Exactement comme l'a montré et demandé Jésus et comme l'ont fait les apôtres.

Allez donc et faites des disciples de gens d’entre toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et de l’esprit saint, leur enseignant à observer tout ce que je vous ai commandé. (Matthieu 28:19-20) - TMN

Et chaque jour, dans le temple et de maison en maison, ils continuaient sans arrêt à enseigner et à annoncer la bonne nouvelle concernant le Christ, Jésus. (Actes 5:42) - TMN

Et cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans toute la terre habitée, en témoignage pour toutes les nations ; et alors viendra la fin. (Matthieu 24:14) - TMN

Peu après, il cheminait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Et les douze étaient avec lui. (Luc 8:1) - TMN

La question qui est en jeu, c'est de savoir s'il est encore possible aujourd'hui de pratiquer le christianisme en France.
Vivant avec le souvenir d'une tradition de respect, de pays des droits de l'homme, notre socièté devient de plus en plus en plus intolérente. Y compris (et surtout) sur le plan religieux.
L'apôtre Paul avait décrit il y a deux millénaires ce que serait notre époque :

Car les hommes seront amis d’eux-mêmes, amis de l’argent, arrogants, orgueilleux, blasphémateurs, désobéissants à l’égard de [leurs] parents, ingrats, sans fidélité, sans affection naturelle, sans esprit d’entente, calomniateurs, sans maîtrise de soi, cruels, sans amour du bien, traîtres, entêtés, gonflés [d’orgueil], amis des plaisirs plutôt qu’amis de Dieu, (2 Timothée 3:2-4) - TMN

Les vrais chrétiens ne seraient pas populaires

Il y a 2000 ans, Jésus accomplissait le bien. Il guérissait des malades, apportait le soulagement et le réconfort. Mais Jésus dénoncait également l’hypocrisie des chefs religieux.
Cela lui a valu une opposition acharnée. Les mouvements religieux cherchèrent par tous les moyens à le faire taire, allant jusqu’à le faire mettre à mort.

Jésus a déclaré que comme lui, ses disciples serait hais injustement :

Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Un esclave n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont observé ma parole, ils observeront aussi la vôtre. Mais toutes ces choses, ils les feront contre vous à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. (Jean 15:20-21) - TMN

L'apôtre Paul a confirmé :

D’ailleurs, tous ceux qui veulent vivre dans l’attachement à Dieu par leur relation avec Christ Jésus seront eux aussi persécutés. (2 Timothée 3:12) - TMN

quand on nous diffame, nous supplions ; nous sommes devenus comme les ordures du monde, le rebut de toutes choses, jusqu’à maintenant. (1 Corinthiens 4:13) - TMN

L'apôtre Pierre a confirmé :

Parce que vous ne courez plus avec eux dans cette voie vers le même bourbier de débauche, ils sont intrigués et parlent sans cesse en mal de vous. (1 Pierre 4:4) - TMN

Les choses ont-elles changé depuis le premier siècle ?
Comme c'était le cas pour Jésus et ses disciples, la conduite des Témoins de Jéhovah agace fortement et dérange.
Au point de susciter une même opposition acharnée.

 

De tous temps de fausses accusations contre les véritables chrétiens

On accusait Jésus

Jésus est sans conteste le plus grand des hommes que la terre ait connue. Fondateur d'un courant d'idées nouvelles (et "révolutionnaires" pour son époque) il prôna le monothéisme. Jésus posa les principes (bien supérieurs aux lois et préceptes du judaisme) du grand courant et bouleversement que fût pour notre socièté le christianisme. Il réalisa des miracles ! Et pourtant, on l'accusa de tous les maux...

On l’a fait passer pour un pécheur :

Les pharisiens appelèrent une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent: Donne gloire à Dieu; nous savons que cet homme est un pécheur. (Jean 9:24) - Louis Segond (1910)

On l’a traité d’ivrogne et de glouton :

Jean vient en effet, ne mangeant ni ne buvant, et l'on dit : «Il est possédé ! » Vient le Fils de l'homme, mangeant et buvant, et l'on dit : «Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! » Et justice a été rendue à la Sagesse par ses œuvres. » (Matthieu 11:18-19) - Bible de Jerusalem

On a dit qu’il ‘ avait un démon ’ :

Les Juifs lui répondirent: N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain, et que tu as un démon ? (Jean 8:48) - Louis Segond (1910)
Beaucoup d'entre eux disaient : « Il a un démon ; il délire. Pourquoi l'écoutez-vous. » (Jean 10:20) - Bible de Jerusalem

On l’a accusé faussement de blasphémer :

Et voici, on lui apporta un paralytique couché sur un lit. Et Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Aie bon courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. Et voici, quelques-uns des scribes dirent en eux-mêmes: Cet homme blasphème. (Matthieu 9:2-3) - Darby

Les Juifs lui répondirent : “ Nous te lapidons, non pas pour une belle œuvre, mais pour blasphème, oui parce que toi, bien qu’étant un homme, tu te fais dieu. ” Jésus leur répondit : “ N’est-il pas écrit dans votre Loi : ‘ J’ai dit : “ Vous êtes des dieux ” ’ ? S’il a appelé ‘ dieux ’ ceux contre qui la parole de Dieu est venue, et pourtant l’Écriture ne peut être annulée, me dites-vous, à moi que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde : ‘ Tu blasphèmes ’, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ? (Jean 10:33-36) - TMN

Jésus a été attaché sur un poteau comme un criminel maudit :

Alors deux bandits furent attachés sur des poteaux avec lui, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche.
Et les passants se mirent à parler en mal de lui, hochant la tête et disant : “ Ô toi qui voulais démolir le temple et le bâtir en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es un fils de Dieu, descends du poteau de supplice ! ”
Pareillement aussi les prêtres en chef avec les scribes et les anciens se moquaient de lui et disaient : “ Il en a sauvé d’autres ; il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est Roi d’Israël ; qu’il descende maintenant du poteau de supplice et nous croirons en lui. Il a placé sa confiance en Dieu ; qu’Il le délivre maintenant, s’Il veut de lui, car il a dit : ‘ Je suis le Fils de Dieu. ’ ”
De même aussi les bandits qui avaient été attachés sur des poteaux avec lui se mirent à l’outrager.
(Matthieu 27:38-44) - TMN

On accusait les disciples de Jésus

On a calomnieusement taxés les disciples de Jésus de secte dangereuse :

Car nous avons trouvé que cet homme est une peste, et qu'il excite des séditions parmi tous les Juifs dans toute la terre habitée, et qu'il est un meneur de la secte des Nazaréens; (Actes 24:5) - Darby

On a dénigrés les disciples de Jésus au moyen d’une propagande mensongère :

Mais nous jugeons convenable d’entendre de toi quelles sont tes pensées, car, vraiment, pour ce qui est de cette secte, nous savons que partout on parle contre elle.” (Actes 28:22) - TMN
Mais nous voudrions apprendre de toi ce que tu penses, car nous savons que cette secte rencontre partout de l'opposition. (Actes 28:22) - Louis Segond (1910)

On accusait les chrétiens sous l'empire romain

Les romains détestent les chrétiens parce qu’ils ne vivent pas comme tout le monde.

Issus pour la plupart des communautés juives établies dans toutes les grandes villes de l'empire romain, les premiers chrétiens ne craignent pas de convertir les païens à leur foi.
Bien que très minoritaires dans la population de Rome, ils suscitent la méfiance par leur refus de vénérer l'empereur, leur foi étrange en un Dieu unique et leur habitude de se comporter entre eux comme frères et soeurs.
Ils sont victimes de nombreux préjugés de la part des populations.
Leur foi est mal comprise : certains croient qu'ils mangent le corps et le sang de leur dieu !
La rumeur prétend aussi qu'ils sacrifient des enfants ou adorent un âne (!).
Le pouvoir romain, de son côté, leur reproche de ne pas bien s’intégrer, voire de menacer la sécurité de l’Empire, par exemple en refusant de participer aux sacrifices officiels (les habitants de l’empire romain doivent offrir publiquement des sacrifices à l’empereur).
On rend les chrétiens responsables des malheurs de l’époque : défaites militaires, incendie de Rome, crue du Tibre.

Les chrétiens accusés de l'incendie de Rome :

Le 19 juillet de l'an 64 après Jésus-Christ, la Ville éternelle est ravagée par un incendie. Celui-ci va durer six jours et détruire la plus grande partie de la ville, faisant plusieurs milliers de victimes.
La rumeur publique suspecte Néron de l'avoir lui-même provoqué pour remodeler la ville à sa guise.
Pour couper court aux médisances et pour calmer la plèbe, l'empereur Néron laisse accuser les chrétiens d'être à l'origine du désastre.
Sur ordre de l'empereur Néron, plusieurs milliers de chrétiens sont livrés aux bêtes dans les arènes et mis à mort.
Certains sont transformés en torches vivantes ! Ni les moyens humains, ni les largesses du prince, ni les cérémonies religieuses expiatoires ne dissipaient la rumeur disant que l'incendie était d'origine criminelle.
Aussi pour dissiper ces bruits, Néron trouva des coupables tout indiqués qu'il soumit à des tortures exemplaires, car leurs crimes les rendaient odieux. Le peuple les appelait chrétiens.
Ce nom leur venait de Christ, supplicié sous l'empereur Tibère par le procurateur Ponce Pilate.
Leur funeste superstition avait été réprimée immédiatement mais elle refaisait surface, non seulement en Judée foyer de cette peste, mais à Rome où s'installent et se développent toutes les idées détestables et choquantes venues de partout.
Dans un premier temps, on arrêta ceux qui avouaient. Suite à leurs dénonciations, une foule innombrable fut accusée, pas tellement d'avoir allumé l'incendie, mais d'avoir de la haine pour l'humanité.
Leur mort était mise en scène : certains, recouverts de peaux de bêtes, étaient déchirés par les chiens; beaucoup étaient mis en croix ou brûlés; on en faisait brûler d'autres comme des torches pour éclairer le crépuscule.
Néron avait réservé ses jardins pour le spectacle et il y organisait des jeux du cirque. Vêtu en cocher, il se mêlait à la foule ou bien il montait sur un char.
Voyant cela, malgré leur culpabilité qui valait aux chrétiens des châtiments exemplaires, les gens éprouvaient de la compassion : ils pensaient que les chrétiens n'étaient pas exécutés dans l'intérêt public mais qu'ils assouvissaient la cruauté d'une seule personne.

TACITE, Annales, XV, 44, partim

 

Croyances et doctrines

Les questions doctrinales ne sont pas abordées sur ces pages.

Pour toute information veuillez vous référer au site officiel des Témoins de Jéhovah.
Vous pouvez y consulter les pages suivantes :

Croyances et activités
Articles récents
Dieu et votre avenir
Soins médicaux et sang
Publications disponibles
Langues
Index
www.jw-media.org (anglais)

La Bible

Par défaut la version utilisée sur ces page est la Traduction du Monde Nouveau (TMN), publiée par les Témoins de Jéhovah.

La Traduction du Monde Nouveau est consultable en ligne.

Il est répandu l'idée que les Témoins de Jéhovah utilisent une fausse traduction de la Bible et font une interprétation erronée de la Bible (dixit nos opposants et bon nombre de dirigeants religieux), et bien regardez ce qu'il en est et jugez par vous même !
VERIFIEZ dans votre propre Bible !

Consultez les articles d'étude sur le site officiel des Témoins de Jéhovah - disponibles en 419 langues.

Les bases légales

Constitution du 4 octobre 1958

La Constitution française du 4 octobre 1958 (la quinzième Constitution de l'histoire de la France) a été adoptée par référendum le 28 septembre 1958.
Elle fût promulguée à Paris, le 4 octobre 1958 par René Coty Président de la République Francaise.
Elle a été depuis modifiée dix-neuf fois (soit par le Parlement réuni en Congrès, soit directement par le peuple à travers l'expression du référendum).
ARTICLE PREMIER
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. - Texte complet (site Présidence de la République)

Loi du 1er juillet 1901 et la liberté d'association

Le 1er juillet 1901, Pierre Waldeck-Rousseau fait adopter une loi relative au contrat d'association qui garantit une des grandes libertés républicaines.
Ainsi, tout citoyen dispose du droit de s'associer, sans autorisation préalable.
Elle préserve la liberté et les droits des individus tout en permettant leur action collective.
La loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août de la même année constituent les deux textes fondamentaux sur lesquels repose le fonctionnement des associations. - Loi du 1er juillet 1901 - site Légifrance - Décret du 16 août 1901 - site Légifrance

La loi de 1901 définit trois types d'association:

Les associations non déclarées

Des associations non déclarées peuvent exister. Cependant, l’association n’a pas de capacité juridique et agit sous la responsabilité personnelle de chacun de ses membres.

Les associations déclarées

C’est la structure la plus courante. Plus de un million huit cent mille associations ont été déclarées en France depuis 1901. Il y en a un million en activité.
Le simple fait de déclarer une association crée une personnalité morale et permet d’acquérir une capacité juridique. Elle peut alors :

Les associations reconnues d’utilité publique

La reconnaissance d’utilité publique s’obtient après une procédure assez longue et ne concerne que quelques « grandes associations » qui doivent faire preuve de leur capacité à remplir une mission d’intérêt général, sur une grande partie du territoire national.
On en dénombre un peu plus de deux mille en France actuellement, essentiellement dans le domaine humanitaire et de solidarité.
Il faut qu’elles appliquent des statuts types et les conditions à remplir sont très strictes.
Leur principal avantage est de pouvoir recevoir des legs.

Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État

Le 9 décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand fait voter la loi concernant la séparation des Églises et de l'État.
ARTICLE PREMIER
La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

Journal officiel de la République Française du 21 mars 1905

- Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État. (Publiée au Journal officiel du 11 décembre 1905). - site Légifrance - site assemblée nationale
- Les débats à l'Assemblée Nationale
- Repères chronologiques - site Assemblée Nationale

Les associations cultuelles ou associations loi 1905

Selon l'article 18 de la loi du 9 décembre 1905, les associations cultuelles sont des associations privés, déclarées (loi 1901) qui ont pour but de "subvenir aux frais, à l'entretien et à l'exercice public d'un culte".
Elles appartiennent donc au régime général des associations de la loi 1901 auquel elles sont soumises.
Elles bénéficient de toutes les possibilités accordées aux associations déclarées, mais en plus elles peuvent:

Le statut des Témoins de Jéhovah

La situation est très claire aujourdhui.

Dans leur ensemble, les juridictions administratives ont confirmé que les associations locales des TJ étaient bien cultuelles au sens de la loi de 1905, et le Conseil d'Etat a rendu deux arrêts de principe qui confirme cette jurisprudence.
Aussi l'administration a-t-elle tenu compte de ces décisions de justice et accordé les avantages liés à ce statut aux associations locales, régionales et finalement à l'association nationale ACTJF (Association cultuelle les Témoins de Jéhovah de France).
Les Témoins de Jéhovah constituent donc bien des associations cultuelles reconnues, quoiqu'en disent des détracteurs de mauvaise foi.
" En 1997, le ministère de l'Économie et des Finances a contesté auprès de la justice le caractère cultuel des associations locales des Témoins de Jéhovah et par là même leur droit à l'exonération de la taxe foncière.
Les deux arrêts rendus par le Conseil d'État en date du 23 juin 2000 ont mis un terme à ce litige.
La plus haute juridiction administrative du pays a reconnu le caractère cultuel de deux associations locales de Témoins de Jéhovah, celles de Riom et de Clamecy, ainsi que le droit à l'exonération fiscale qui y est attaché.
Quelques 1 155 associations sont concernées par ces deux décisions. " - Site officiel Les Témoins de Jéhovah de France
Section du contentieux, sur le rapport de 8ème sous-section N° 215109 - Séance du 31 mai 2000, lecture du 23 juin 2000 MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L’INDUSTRIE c/Association locale pour le culte des témoins de Jéhovah de Clamecy. - Arrêt du Conseil d'État du 23 juin 2000 - Communiqué de presse du Conseil d'état du 23 juin 2000
Interpellé lors du battage médiatique orchestré par l'Adfi en juillet 2006 à propos du rassemblement de Lens, le Ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a réaffirmé publiquement cet état de fait :
"Les Témoins de Jéhovah sont une association cultuelle reconnue expressément par le Conseil d'Etat et qui bénéficient à ce titre de la liberté de réunion "

- Communiqué des Témoins de Jéhovah du 22 juillet 2006

Les mensonges et la mauvaise foi des opposants :

Jean-Pierre Brard s'obstine à nier les faits :
Dans un communiqué du 18 juillet, Jean-Pierre Brard a accusé le ministre de "dédouaner l'organisation des Témoins de Jéhovah de ses actes délictueux en se référant à un arrêt du Conseil d'Etat qui reconnaîtrait le statut cultuel à l'organisation des Témoins de Jéhovah, statut qui ne lui est d'ailleurs nullement reconnu". - Le monde 23 juillet 2006 - Communiqué Jean-Pierre Brard du 18 juillet 2006

Catherine Picard, présidente de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (Unadfi), ignorant ce qu'est une jurisprudence, y ajoute son interprétation personnelle : "Ce ne sont que quelques associations locales qui sont concernées par cette décision. L'association nationale n'a jamais été reconnue comme cultuelle." - Le monde 23 juillet 2006

Les Témoins de Jéhovah en France depuis un siècle

1925

Une cinquantaine de prêtres et de membres de l’Action catholique empèche le juge Rutherford de prononcer un discours à Paris.

Visite de Rutherford à Paris en mai 1925. Il est prévu qu’il donne le discours “Le clergé démasqué” au palais du Trocadéro. Des Témoins du Nord viennent à Paris afin d’aider les Témoins locaux à annoncer le discours en distribuant des feuilles d'invitation. Le clergé use de pression sur la police pour qu’elle mit un terme à l’activité dans les rues. Quelques Témoins sont arrêtés. Environ 2 000 personnes répondent à l’invitation et viennent au discours. Rutherford commençet à peine à parler qu’une cinquantaine de prêtres et de membres de l’Action catholique, armés de bâtons, se ruent dans la salle en chantant la Marseillaise. Rutherford doit quitter l’estrade à trois reprises. Les perturbateurs crient: ‘S’il est juge, qu’il aille juger les Américains!’. La réunion est annulée.

1932-1935

La France contraint des témoins de Jéhovah étrangers à quitter le territoire (polonais, suisses).

1934

Le ministère de l’Intérieur promulgue un décret qui prévoit l’expulsion de tous les missionnaires étrangers associés à la Watch Tower.

L’ordre est exécuté par Pierre Laval (qui plus tard sera jugé et fusillé pour avoir trahi son pays au cours de la Deuxième Guerre mondiale). En divers lieux, des communautés entières de ces chrétiens reçoivent l’ordre de quitter la France dans les 48 heures.
280 polonais qui étaient devenus Témoins en France se voient privés de leur emploi et se retrouvent sans moyen de subsistance et sans argent pour retourner dans leur pays natal. Le gouvernement français expulse aussi les citoyens allemands et anglais qui étaient engagés dans le service de missionnaire.

1935

À Paris, des prêtres polonais brûlent publiquement des publications devant les églises.

Ailleurs, ils apposent des affiches sur les portes des églises et des écoles, mettant les gens en garde contre l’achat des ouvrages des Témoins de Jéhovah.

1939

L’organisation des Témoins de Jéhovah est interdite en France

Perquisition au Béthel (siège national des Témoins de Jéhovah) d’Enghien-les-Bains.

1939-1940

Les autorités françaises arrêtent plusieurs Témoins polonais qui sont internés au camp du Vernet puis dans des camps de concentration nazis.

On les bat parce qu’ils refusent de saluer le drapeau, et l’un d’eux meurt. Nombre de ces Témoins finissent dans des camps de concentration nazis.

1947

L’organisation des Témoins de Jéhovah est de nouveau reconnue.

En automne 1946, les Témoins multiplient les démarches pour contacter les fonctionnaires des différentes administrations de l’État qui étaient responsables de cette situation ou qui s’opposaient à la reconnaissance de l’oeuvre. Toutefois, en 1947, la situation est confuse au sein du gouvernement français. C’est alors que les Témoins apprennent que Léon Blum, l’un des fondateurs du parti socialiste français et du journal Le Populaire, avait été en captivité avec des Témoins de Jéhovah dans les camps de concentration nazis et qu’il admirait leur attitude. Bien que retiré de la scène politique, Léon Blum était l’un des hommes d’État les plus respectés. Quelques jours plus tard, Léon Blum leur confirme par lettre être disposé à leur venir en aide. Il leur précise d’ailleurs qu’il avait déjà écrit au gouvernement pour lui recommander de lever l’interdiction qui frappait l'oeuvre. - Lettre du 21 avril 1947
C’est ainsi que le 1er septembre 1947, l’oeuvre des Témoins de Jéhovah est de nouveau reconnue.

1952

La Tour de Garde est interdite.

Ayant pris avis des services de sécurité de la police, le ministre de l’Intérieur interdit la diffusion de La Tour de Garde en France et dans les territoires français. La raison de cette interdiction? La Tour de Garde, prétend-on, incite les jeunes gens à refuser d’accomplir leur service militaire. Mais certains journaux français expriment l’idée que ce n’était là qu’un prétexte, la raison véritable étant que les articles de La Tour de Garde dévoilent la duplicité de l’Église catholique.

Refus d’accomplir le service militaire : de lourdes peines de prison.

Aucune loi française n’accordant l’exemption du service militaire aux ministres du culte, quelques jeunes Témoins étaient emprisonnés depuis près de 10 ans. Le général de Gaulle, de retour au pouvoir, fait libérer ceux qui étaient en prison depuis 5 ans et plus. Par la suite, son gouvernement ramene la peine de prison à deux fois la durée légale du service militaire obligatoire.

1959

L’association est acquittée de l'inculpation "d'incitation des jeunes à refuser le service militaire".

Le 2 juillet 1957, Léopold Jontès, responsable pour la France, fût cité devant un juge d’instruction. On l’accuse d’inciter les jeunes gens à refuser d’accomplir leur service militaire, accusation susceptible de le mener en prison et de voir l’association française interdite. L’enquête judiciaire se poursuivit en 1957 et 1958. L’affaire est jugée le 16 février 1959 et le 2 mars 1959, l’association est acquittée. Le procureur de la République ayant interjeté appel de ce jugement, l’affaire est présentée à la 11e chambre, le 20 mai 1959 qui rend son arrêt: non coupable.

1969, 1973

Des congrès à Paris reçoivent un bon écho dans la presse avec des articles objectifs et plutôt favorables.

L’événement marquant de 1969 fut l’assemblée internationale “Paix sur la terre” qui se déroule au stade de Colombes. Le dimanche, 47 480 personnes écoutent le discours public intitulé “Une paix de mille ans est proche". 3 619 personnes se font baptiser.
Cette augmentation du nombre des Témoins de Jéhovah se révéle un sujet de préoccupation pour le clergé, comme l’atteste ce commentaire extrait du France-Soir du 6 août 1969: “Plus que leurs spectaculaires moyens de diffusion, c’est le prosélytisme des Témoins de Jéhovah qui inquiète les clergés des autres religions; chaque Témoin de Jéhovah se doit en effet de “témoigner” sa foi en faisant du ‘porte-à-porte biblique’, et en travaillant suivant les consignes de l’organisation. (...) La doctrine des Témoins de Jéhovah s’appuie sur la Bible (...). Ils croient en un Dieu (Jéhovah), rejettent la Sainte-Trinité, nient l’immortalité de l’âme, l’existence de l’enfer et du purgatoire.”

1975

Après 22 ans d’interdiction, la Tour de Garde reparaît.

1980-

Dans années 80, avec l'émergence d'un mouvement anti-sectes, le ton changera et les articles de presse mensongers et calomniateurs abonderont.

Refus du sang

Les opposants aux Témoins de Jéhovah exploitent la fibre sensible du public avec des slogans chocs comme "refuser le sang, c'est mourir !"
Mais la question ne se pose pas dans ces termes.

Il existe dans la plupart des cas (hors extrême urgenc)e, des alternatives à la transfusion. A ce propos des articles scientifiques récents mettent en exergue les bienfaits de ces traitements sans recours au sang.
Agence Science-Presse 18 septembre 2006 Quand la religion fait progresser la science - Le refus obstiné des Témoins de Jéhovah à recevoir des transfusions force les médecins à développer de nouvelles approches. Des approches qui, en retour, bénéficient à tous, peu importe leur religion.

Malgrès les affirmations sécurisantes assenées depuis des années et les progrès effectivement réalisés, la transfusion demeure une technique à risque, le scandale mondial du sang contaminé l'a cruellement rappelé (près de 4000 victimes en France). Les risques de transmission du VIH, de l’hépatite B et C subsistent.
Information hospitalière 23 octobre 2007 Creutzfeld-Jakob "on a découvert que la maladie s’est transmise dans certains cas par transfusion sanguine".
AFP 8 octobre 2007 Les transfusions sanguines causeraient plus de mal que de bien
Le Monde 9 octobre 2007 Les transfusions sanguines pourraient causer des accidents vasculaires

Orléans Juillet 2007

recto du communiqué de l'ADFI en pdf à télécharger ici
verso du communiqué de l'ADFI en pdf à télécharger ici

Refus du sang, caractéristique d'une secte ?

A l'heure du sang contaminé, en refusant la transfusion sanguine, les Témoins de Jéhovah ont été protégés du Sida et de l'hépatite B ou C.
Sans être Témoin de Jéhovah, de nombreuses personnes y compris dans les mileux hospitaliers, refusent également les transfusions.
Sont-elles sectaires ?

La loi Kouchner sur les droits des patients du 4 mars 200

Cette loi consacre la liberté d'exprimer un choix médical que le médecin doit respecter ; de ce fait, l'impossibilité dictée par le culte d'avoir recours à la transfusion sanguine ne peut plus être avancée comme constitutive d'un trouble à l'ordre public.

Mort après qu'il eut refusé la transfusion sanguine.
"Nous nous sommes informés, nous connaissons des membres de l'entourage de M. Lavoie. Ce qui est dommage, outre le fait que les médias utilisent souvent cette question à des fins de sensationnalisme, c'est que M. Lavoie était déjà très malade. Il n'est pas décédé parce qu'il a refusé du sang", explique M. Lamy. "Vous n'entendrez jamais parler de gens qui sont décédés à la suite d'une transfusion. Les gens seraient surpris de voir à quel point plusieurs personnes dans le réseau de la santé sont de plus en plus réticent aux transfusions sanguines". - La Voix, 26 mai 2007.

Droit de réponse après le décès d'une malade Témoin de Jéhovah.
"Nicole a été choquée de la façon dont elle a été traitée au centre hospitalier d'Orléans. [...] On lui a dit de « rentrer mourir chez elle » sans même proposer de mettre en oeuvre d'autres soins. Pire, Nicole a dû subir sur son lit d'hôpital un interrogatoire en règle par deux policiers. Elle a aussi été sondée par un psychiatre pour savoir si elle était saine d'esprit. Tout cet acharnement parce que Nicole, fidèle aux croyances qui étaient les siennes depuis plus de 25 ans, voulait un traitement autre que le seul proposé à l'hôpital de La Source." - La République du centre, 21 aout 2007.

Taxation des offrandes

L'Association " Les Témoins de Jéhovah " a fait l'objet d'un contrôle fiscal échelonné du 28 novembre 1995 au 18 janvier 1999 et portant sur la période du 1er septembre 1992 au 31 août 1996.
Celui-ci n'a relevé aucune irrégularité et a conclu au caractère non lucratif de l'association.
À la suite de cette vérification, la direction des services fiscaux des Hauts de Seine Sud a estimé qu'en présentant sa comptabilité l'association a révélé les dons manuels reçus entre le 1er janvier 1993 et le 31 août 1996 et a décidé de les assujettir aux droits de mutation à titre gratuit, c'est-à-dire à une taxe de 60 % (taux applicable aux donations entre personnes non parentes, selon l'article 777 du Code Général des Impots).
L'association a reçu dans un premier temps une mise en demeure le 24 janvier 1997 d'avoir à procéder à la déclaration des dons manuels perçus au titre des années 1993 à 1996 puis s'est vue notifier une procédure de taxation d'office et un redressement sur les années 1996 à 1997 pour un montant de 22'920'392,1 € à titre principal et 22'418'484,48 € au titre des pénalités et intérêts de retard.
Cela signifie que pour chaque euro récolté dans la période considérée, il faudrait reverser 1,20 euros aux impots !
S'agit-il la d'une "simple contravention de stationnement" comme l'évoque avec candeur M. le député Alain Gest ? - Le Monde 21 janvier 2006.

Une grande puissance financière ?

Comme il s'agit la de l'unique source de revenus de l'association, est-il fondé de parler, comme le fait M. le député Alain Gest d'une des "organisations les plus puissantes financièrement au plan mondial" ? - Le Monde 21 janvier 2006

Une transparence totale

Conférence de presse du Consistoire national des Témoins de Jéhovah au Press Club de France le 23 juin 1999
"Seul le contrôle des Témoins de Jéhovah n’a pas pu établir le caractère lucratif des activités déployées." - Rapport " Les sectes et l'argent " pages 170 et 222 - Texte complet

Présentation et sommaire de l'audit financier des associations des chrétiens Témoins de Jéhovah de France réalisé par le cabinet Grant Thornton Melton Street - Euston Square Londres NW1 2EP
Paris - 11 février 2000 Maison de la Mutualité " L'examen légal du contrôle fiscal et l'audit réalisé n'ont rien révélé qui puisse indiquer que l'Association est autre qu'une association sans but lucratif. "
- Livre blanc sur le financement des Témoins de Jéhovah
- Un exemple de l'utilisation des fonds : l'association caritative Aidafrique.

La Cour européenne des Droits de l'Homme

Les Témoins de Jéhovah ont saisi en février 2005 la Cour européenne des Droits de l'Homme. - La note d'information de la CEDH a été publiée en mai 2006. 
Le 25 octobre 2005 l'Assemblée nationale a rejeté un amendement de Jean-Pierre Brard cosigné par Georges Fenech (UMP) et Alain Gest destiné à obliger les Témoins de Jéhovah à payer une dette de 45 millions d'euros à l'Etat concernant des dons non déclarés*, lors de l'examen du projet de budget 2006. - AFP 25 octobre 2006
*C'est précisément parce que ces dons ont été déclarés que l'état les a taxés...
Le 1er aout 2006 question de M. Jean Michel à M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le non-paiement de la dette fiscale par l'organisation dite des Témoins de Jéhovah. "Cette situation est totalement injustifiée et injustifiable car en aucun cas l'État ne doit être indulgent envers une organisation classée comme secte par le rapport parlementaire de 1995. Prosélytes et adeptes de la manipulation mentale, les témoins de Jéhovah détournent à leur profit la loi de 1905 en revendiquant le statut d'organisation cultuelle pour obtenir des avantages fiscaux (exonération de taxe foncière et d'habitation, déductions fiscales pour les donateurs...)." - JO , 1er août 2006
Etre taxé de 45 millions serait un avantage fiscal ?
Le 23 octobre 2006, le ministère des affaires étrangères a écrit à la CEDH : « Le gouvernement français a l’honneur de vous informer qu’il est favorable au principe d’un règlement amiable de cette affaire, ainsi qu’à toute offre de médiation de la Cour (…) afin de favoriser la recherche d’un accord entre les parties. »
Qu’est ce qui a motivé ce choix stratégique ? Le risque non négligeable de voir la France perdre la procédure engagée devant la CEDH. - La Croix 21 décembre 2006

30 juin 2011
Victoire juridique pour les Témoins de Jéhovah - La Croix
Témoins de Jéhovah : la justice européenne condamne la France‎ - Le Monde
Témoins de Jéhovah : Paris condamné‎ - Le Figaro
Les témoins de Jéhovah, une religion pour la Cour de Strasbourg‎ - L'Express