«Les sectes et l'argent»

M. Jacques GUYARD,
président

Jacques Myard,
Rudy Salles, vice-présidents

M. Jean-Pierre BRARD,
rapporteur

M. Bernard Perrut,
Mme Chantal Robin Rodrigo, secrétaires

Mme Roselyne Bachelot Narquin, MM. Richard Cazenave, Eric Doligé, Jean-Pierre Foucher, Jacques Heuclin, Jérôme Lambert, Mmes Catherine Picard, Yvette Roudy, M. Philippe Vuilque, membres

Formée en décembre 1998, une autre commission d'enquête parlementaire a publié en juin 1999 son rapport «Les sectes et l'argent». - Texte complet

Ce rapport cherche à tout prix à associer les activités religieuses des Témoins de Jéhovah à une simple entreprise commerciale et lucrative. Le rapporteur, Jean-Pierre Brard, use d'exagération et se révèle très partial «Les Témoins de Jéhovah draineraient des sommes très importantes d'argent, ce qui nécessiterait des dons conséquents de la part des fidèles, et posséderaient un parc immobilier considérable». Tout cela au conditionnel... et sans l'ombre d'un fait.

Morceaux choisis

«Le mouvement des Témoins de Jéhovah est certainement la secte qui montre le plus d'intérêt pour les investissements immobiliers. Cet intérêt répond à une volonté d'affirmer la présence de l'organisation sur l'ensemble du territoire à travers le millier de salles du royaume [...] Les acquisitions réalisées par les instances nationales correspondaient davantage à un souci de gérer la fortune de la secte « en bon père de famille », et de placer ses économies dans la pierre afin de loger des adeptes». (p. 182, 183)
Au nom de quoi les Témoins de Jéhovah ne pourraient-ils être propriétaire de leurs églises ou salles du Royaume ? Puisque dans le même temps, il leur ait difficile de louer des salles pour se rassembler. (voir la page Rassemblements).

«Dans toutes les salles du royaume des Témoins de Jéhovah, a été installé un tronc par association destinataire de la générosité des adeptes, rappelant ainsi l'importance que l'argent joue au sein de la secte». (p. 166)
Comment imaginer qu'une association non subventionnée ou une église puisse vivre sans le soutien de ses adeptes ?
L'ensemble de ces reproches ne pourrait-il pas s'appliquer à toutes les religions traditionnelles ?

Pourtant le rapporteur admet que «le contrôle [fiscal] des Témoins de Jéhovah n'a pas pu établir le caractère lucratif des activités déployées».
Pourquoi alors prétendre le contraire ?

La réalité

A la suite de ce rapport parlementaire, le Consistoire national des Témoins de Jéhovah a commandé au cabinet londonien Grant Thornton International, un vaste audit financier portant sur les finances et le patrimoine de leurs associations nationales.

Ce travail d'experts indépendants, mené sur l'équivalent de 60 semaines, démontre la parfaite régularité des comptes des associations nationales des Témoins de Jéhovah, ainsi que le caractère désintéressé de leurs activités. Il établit en particulier que le fonctionnement de ces associations est «non lucratif et non spéculatif, conforme au statut légal des associations».