Les Témoins de Jéhovah objets d'une désinformation

Peut-être pensez-vous que les Témoins de Jéhovah sont des doux illuminés, voir des criminels parce qu'ils n'acceptent pas les transfusions sanguines ou qu'ils élèvent leurs enfants selon leur foi ? C'est en tous cas l'image qu'aimeraient imposer des opposants dans l'opinion public.

Au mépris des libertés fondamentales, ces opposants assistés par quelques députés, s'entêtent à vouloir établir que les Témoins de Jéhovah sont une secte - «l'une des plus dangereuses» selon le député Jean-Pierre Brard - et œuvrent pour nuire aux Témoins de Jéhovah et mettre un terme à leurs activités.

Pour y parvenir une seule voie légale : faire admettre que les Témoins de Jéhovah constitue un trouble à l'ordre public.
«Plusieurs députés veulent absolument que les Témoins de Jéhovah ne soient pas considérés comme une «organisation cultuelle», mais comme une secte. [...] Qui provoque le plus de troubles, ces temps-ci, les Témoins de Jéhovah ou bien les papes et imams d'ex-sectes qui ont réussi ?» - Marianne 28 octobre 2006

Ces opposants ne manquent pas d'imagination. Tout y passe : l'argent des offrandes, le refus des transfusions, le prosélytisme de porte à porte, les rassemblements, les emplois, l'exclusion ou excommunication ..., et aujourd'hui «les traumatismes» des enfants. Tout est matière pour tenter d'établir ce fameux trouble à l'ordre public. Et cela fait quelques années que ça dure...

Une spécificité française ?

De tous les pays occidentaux, la France est le seul à connaître un phénomène de dénigrement d’une telle ampleur et à vouloir faire des Témoins de Jéhovah une secte.

«Nous sommes les seuls en Europe à avoir cette obsession des sectes qu'il est impossible de définir. Regardez par exemple les Témoins de Jéhovah: chez nos voisins européens, ils forment une religion comme une autre, sauf en France». Entretien avec Michèle Tribalat - L'Express 4 décembre 2003

Quel pays ne serait pas ravi de posséder des citoyens honnêtes, paisibles, respectueux des lois, soucieux de l'éducation des enfants ?

Pourtant en France, les opposants, avec l’aide d'une poignée de parlementaires, accusent les Témoins de Jéhovah d’être:

«Qui provoque le plus de troubles, ces temps-ci, les Témoins de Jéhovah ou bien les papes et imams d'ex-sectes qui ont réussi ?». - Marianne 28 octobre 2006

Rapport du 8 mars 2006 de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies

La Rapporteuse spéciale a noté que la politique observée par le Gouvernement a peut-être contribué à créer un climat de suspicion et d’intolérance générales à l’égard des communautés inscrites sur la liste, dressée en 1996 par l’Assemblée nationale, des mouvements et groupes qualifiés de sectes. En outre, les campagnes et autres actions qui ont été lancées par des associations composées, entre autres, de victimes d’actes criminels commis par ces groupes, avaient souvent un caractère émotionnel.

Néanmoins, d’autres améliorations s’imposent pour faire en sorte que le droit à la liberté de religion ou de conviction de tous les individus soit garanti et pour éviter la stigmatisation des membres de certains groupes religieux ou communautés de conviction, notamment de ceux qui n’ont jamais commis d’infraction pénale au regard de la loi française.

La Rapporteuse spéciale exhorte le Gouvernement à faire en sorte que ses mécanismes chargés de la question de ces groupes religieux ou communautés de conviction livrent un message fondé sur la tolérance, la liberté de religion ou de conviction, et le principe selon lequel nul ne peut être jugé pour ses actes autrement que par les voies judiciaires appropriées.

En outre, elle recommande au Gouvernement de suivre de plus près les actions et campagnes de prévention qui sont menées dans tout le pays par des entités privées ou des organisations patronnées par l’État, notamment dans le système scolaire, afin d’éviter que les enfants des membres de ces groupes n’en pâtissent. - Rapport du 8 mars 2006 pages 109 à 113.