L'Unadfi

Les premières associations Adfi sont créées au milieu des années 1970.
Par des personnes issues du catholicisme, souvent impliquées à titre personnel.

Notons l'étroite collaboration de l'Abbé Trouslard, vicaire général au diocèse de Soissons, «un chasseur de sectes». - Libération 4 octobre 1996.
L'Unadfi lui rends hommage sur son site. «Dès le début, il s’était engagé aux côtés des associations de défense des victimes de sectes et a toujours «soutenu et encouragé avec force l’action des pouvoirs publics contre les dérives sectaires». - Georges Fenech - site Unadfi

En 1992 Janine Tavernier en devient la présidente.
Elle démissionne en 2001 et se montre très critique. Reprochant à l'association d'être sortie de son rôle d'aide aux victimes des sectes pour s'engager dans une véritable «chasse aux sorcières». - Le Monde 16 novembre 2006
« De plus en plus, les gens voient des sectes partout. [...] De plus, on se sert du phénomène sectaire pour dénoncer et créer des rumeurs. En gros, si on en veut à son voisin, on l'accuse d'appartenir à une secte». - Technikart n°57 novembre 2001

«Ce flou, cette imprécision, [qui] font qu'aujourd'hui on est plongé dans la confusion la plus totale. [...] certains voient des sectes partout. [...] J'ai toujours été sensible aux risques de dérapage que les ADFI elles-mêmes auraient pu commettre. [...] J'ai été choquée un jour lorsque j'ai entendu une personne très impliquée dans la lutte contre les sectes dire avec beaucoup de conviction : “Il faut éradiquer l'idée de Dieu”». - "Secte" sur ordonnance: Les Rose-Croix témoignent, Serge Toussaint , préface de Jeanine Tavernier.

L'association est reconnue d'utilité publique par décret du 30 avril 1996. A ce titre elle bénéficie de la générosité de plusieurs ministères, de communes et de départements. En 2002, 450 000 € de donation, soit plus de 80% de son budget. En 2006, 97% de subventions, moins de 3% de cotisations. - Le cri du contribuable, 27 juin 2009

Les deux présidents suivants Bernard le Heritte et Catherine Picard (depuis 2004) ont été membres de la Miviludes. Mais ne parlons pas de connivence.

Un mouvement largement contesté

«Mais ce qui est absolument stupéfiant, c'est de voir un mouvement confidentiel et quasi secret comme l'A.D.F.I. être pris au sérieux par certains journalistes, voire certains milieux officiels. Elle est le pivot central d'une campagne de désinformation. C'est pourquoi cette association est redoutable et perverse. [...] Elle fonde toute son action, au mieux sur la polémique méchante, au pire sur la délation et la désinformation». - «Haines d'hier et d'aujourd'hui-Campagne anti-juifs, anti-maçons, ...» - Pierre Barrucand, anthropologue et Maître de recherches honoraire au CNRS

Interview de Pierre Barrucand, 2006 - site du Cicns

Anne Morelli, historienne des religions, considère les associations antisectes comme «des groupes de gens inquiétants», stimulés, par le fait des subventions, à «créer ou mettre en valeur des scandales».

Interview d'Anne Morelli, 1997. - site du Cicns

Les méthodes «sont partout semblables: jeter le discrédit sur tous les groupes religieux en dehors des grandes religions classiques et semer à ce sujet la désinformation».
«Il me semble suspect que, à travers le monde, des milliers de personnes liées entre elles par un réseau international aux multiples ramifications vivent pour et par la chasse aux sectes» (p. 73)
«Je pense que les sectes ne sont encore, en matière de « nocivité », que de pâles amateurs à côté des grandes multinationales des religions, dont les morts sont à comptabiliser par millions» (p. 68) - Lettre ouverte à la secte des adversaires des sectes, Anne Morelli, Éditions Labor, 1997